Deuxièmement, l'égalité cesse d'être neutre. Dans la cour d'école, une égalité est un non-événement : on rejoue. En casino, l'égalité devient un paramètre économique. Selon le fournisseur, elle peut être un push (mise remboursée à 1,0×), une perte partielle (0,9× ou 0,8×, soit une commission de 10 % ou 20 %), une perte lourde (0,4×, soit moins 60 %) ou une perte totale dans les paris en série.
Troisièmement, la victoire est payée moins que le juste prix. Un jeu équitable à trois issues équiprobables devrait payer 2,0× hors égalité. La plupart des versions paient 1,90× ou 1,92×. Cet écart constitue l'avantage de la maison.
Quatrièmement, la structure de mise se formalise. Phases de mise chronométrées (18 secondes dans certaines versions live), jetons prédéfinis (1, 3, 5, 10, 50, 100), plages de mise bornées (par exemple de 0,05 € à 200 €), positions multiples par tour, multiplicateurs de série, tours bonus déclenchés aléatoirement.
En résumé : la mécanique reste symétrique, mais l'économie du jeu ne l'est plus. C'est mathématiquement inévitable, et parfaitement légal dès lors que le RTP est publié et respecté. Ce qui pose problème, ce n'est pas l'avantage maison ; c'est un avantage maison caché.